Vous connaissez la légende des trois singes !
Nous allons partir aujourd’hui sur une réflexion à double visage.
Les trois petits singes ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7ème
siècle. A l’origine, ils étaient associés à la divinité Vadjra.
Mizar (l’aveugle), Kukazaru (le sourd) et Iwazaru (le muet) exprime le massage de sagesse suivant :
Je ne vois pas le mal
Je n’entends pas le mal
Je ne dis pas le mal
Selon ce principe et si l’on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. Ce fut également la devise de Gandhi qui avait toujours avec lui une petite sculpture des trois petits singes.
Cependant de nos jours que dois-je penser de l’autre visage des trois petits singes.
Je ne vois pas le mal, mais mes yeux pourtant observent jour après jour la cruauté que certains se plaisent à semer.
Je n’entends pas le mal, mais mon ouie transporte les mots terribles et diaboliques jusqu'à mon esprit afin que je puisse en prendre conscience.
Je ne dis pas le mal, mais je ne suis pas parfaite et parfois mes paroles peuvent se faire sanglantes car autrui m’a fait souffrir et des mots sortent de ma bouche comme un serpent qui crache son venin avant que je n’aie pu m’en rendre compte.
Alors que dois-je faire ?
Vivre dans un espace clos où rien ne pourra me toucher ou bien monter sur les barricades et dire :
Voyons le mal que nous nous faisons et essayons d’y remédier
Ecoutons afin de voir la réalité avec l’espoir de pouvoir contribuer à améliorer ce qui ne va pas.
Corrigeons notre verbe avant de blesser autrui car il ne sert à rien de se faire du mal.
Notre propre dualité n’est pas simple, j’en ai conscience et vous, qu’en pensez vous ?
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Quelques reflexions et imterpretations à ce sujet !
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Pour engendrer fortune et gloire, il n'y a guère que deux recettes : viser le trône ou le trottoir. Ce n'est pas que j'entende par cette alternative un peu brutale vous faire prendre contre un roi les armes et grimper sur son piédestal, ni vous pousser à vendre vos charmes, - quoique se prostituer auprès d'un souverain, alliant ainsi les deux tactiques, est un métier connu, qui vous sort du pétrin... mais oublions la politique - non, je voulais simplement dire que si l'on court après l'argent, il faut chez les puissants séduire, ou bien flatter les pauvres gens, complaire au peu qui donne beaucoup, ou jouir du beaucoup qui donne peu. Un exemple ? Pour vous, c'est cent sous ! Pour vous, Sire ? Un million ! Non, deux ! Pardon. Peu doué pour ce commerce, je préfère vous offrir ma fable. Ce n'est pas un métier que j'exerce en parasite, ni en comptable. Deux singes, que l'on prétendait artistes, lors d'un cocktail mondain, comparaient leurs carrières. L'un était populaire, l'autre plutôt élitiste, mais tous deux en commun étaient bien riches et fiers. Le premier se vantait de gouverner les foules, de les faire exulter, se pâmer, se plier, prétendait même les faire gonfler comme des houles sous des briquets tendus, étoiles par milliers. Il savait caresser dans le bon sens du poil, pleurait, faisait le pitre, ou montrait son derrière, et sur sa vie privée parfois jetait un voile pour bâtir sa légende sur un fond de mystère. Le second manoeuvrait dans un tout autre monde. Il préférait les lions aux moutons et aux ânes. Son art était sévère et sa pensée profonde, du moins c'est l'impression qu'il donnait aux profanes. Bien des gens choisissaient de crier au génie plutôt que de risquer de paraître imbéciles. Dès lors que par le roi son oeuvre était bénie... Nul n'y comprenait rien, tous trouvaient cela subtil ! Les singes se méprisaient tout à fait cordialement : “ Cher ami, quel talent ! J'adore ce que vous faîtes ! ” se disaient-ils en choeur. Puis, chacun séparément, ils marmonnaient : “ Tu parles ! Ça veut jouer au prophète ! Ça mystifie un prince, et c'est plein de subventions ! ” Ou bien : “ Cet arriviste a l'odeur du public. Il fréquente la haute, mais sans élévation ! ” Et tous deux de trinquer avec force mimiques... quand un troisième larron, pauvre, à peine invité, vint donner son avis, sans qu'on lui demandât. Il parla net et franc, prônant la vérité. Les autres le toisèrent. L'étrange candidat poursuivit sa diatribe, disant : “Ce qui m'étonne le plus dans ce métier, c'est d'y voir tant de gens, comme vous, qui y sont, qui même y fanfaronnent, mais que cela n'étonne point. Des gens intelligents, parfois, qui entretiennent ce malheureux divorce entre loisir des masses et culture de l'élite, au lieu de rechercher, avec talent et force, la voie réconciliante pour laquelle je milite. De façon populaire captiver les monarques, et de façon princière toucher les roturiers, ce qui revient au même - faut-il qu'on le remarque ? - voilà pour un artiste la vraie gloire du métier. C'est sa difficulté, et c'est son aventure, c'est le risque souvent d'avancer en apôtre au milieu d'un désert, ne trouvant en pâture ni l'attention des uns ni l'entretien des autres. Ici, ce n'est pas moi qui suis l'usurpateur. Certes, je suis sans renom, presque sans compte en banque, mais c'est vous qui de l'art êtes les prédateurs. Vous êtes hommes d'affaires, moi je suis saltimbanque. ” Un gorille passant à portée débarrassa du trouble-fête nos deux célébrités quelque peu stupéfaites. L'incident ne fut pas ébruité. Le dîner fut charmant. Entre vedettes. YANNICK NEDELEC Et vous qu'en pensez vous ? A vous lire |

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